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Mali - Promouvoir les droits des détenus et lutter contre la torture

Illustration : Mali - Promouvoir les droits des détenus et lutter contre la torture

Le Mali fait face depuis deux décennies à des conflits qui ont causé des centaines de milliers de victimes, parmi lesquelles les prisonniers et les suspects sont particulièrement touchés. En parallèle, le système pénitentiaire malien est confronté à de nombreux défis, parmi lesquels la surpopulation carcérale, le manque drastique de moyens et l’insuffisante formation du personnel. Cette situation est propice au développement de comportements inadaptés au détriment des détenus, alors même que les 59 centres pénitentiaires maliens connaissent une dégradation quasi constante. Les personnes suspectées peuvent se retrouver privées de liberté bien souvent au-delà des délais légaux, dans des conditions indignes, alors même que la “religion de l’aveu” peut conduire à des pratiques condamnables.


Depuis novembre 2020 Avocats Sans Frontières France, en étroite collaboration avec la Commission National de Droits de l’Homme (CNDH), Avocats Sans Frontières Mali, le fonds spécial de l'OPCAT et l'ambassade de France au Mali, œuvre à la prévention des actes de torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants afin d’améliorer l’Etat de droit au Mali. Deux nouvelles sessions de formations ont eu lieu en mai à Bamako : décryptage.


Dans le cadre du projet ProFOTO qui vise à atteindre des changements précis en termes de comportement pour lutter contre l’impunité des cas de torture, traitements inhumains et dégradants dans les lieux privatifs de liberté, deux nouvelles sessions de formations ont eu lieu en mai à Bamako. Destinées à 50 acteurs de justice, elles visent à renforcer leurs connaissances juridiques et leurs capacités en matière de prévention des actes de torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

La première session (17-19 mai), destinée aux agents des forces de l’ordre et du personnel pénitentiaire, a porté sur les principes fondamentaux des droits de l’homme, notamment la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants (CAT) et le protocole qui y est associé (OPCAT).

La deuxième session (20-22 mai), destinée aux acteurs de la chaîne pénale (officiers de police judiciaire, personnel pénitentiaire, magistrats et avocats), de la CNDH et de la police, visait à faciliter une plus grande appropriation des textes et mécanismes internationaux, régionaux et nationaux permettant d’éliminer la torture, de prévenir la surpopulation carcérale et de lutter contre la détention arbitraire.


La méthodologie interactive éprouvée d’ASF France a été mise à profit permettant l’implication des participants, la mutualisation des connaissances, le travail en sous-groupes et en synergie, favorisant l’étude de cas et la mise en situation.

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